critique du manuel scolaire 5AP

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j'ai essayé de faire une modeste
Critique du manuel scolaire ( 5AP)
Auteurs : Nesnas Ayad Nadjia
Amar Khodja Bouzida Aldjia
Consultant : Larbi Briki
Inphographie : Kheireddine Taibi

Indication sémantique
Ce manuel est découpé en « projets » qui sont partagés en « séquences », c’est-à-dire en chapitres ou parties.
Chaque « séquence » – d’ environ 5 à 6 pages est elle-même
divisée en plusieurs « séances » qui équivalent à un chapitre ou une leçon.
1 /Respect des programmes : 4/5
Le manuel est fidèle au programme. Il contient notamment une diversité de textes de littérature pure autant magrébine qu’universelle mais la culture magrébine est peu favorisée, il n’a pas quand même négligée des petites fenêtres sur la phonétique articulatoire
De nombreux exercices aident l’élève à acquérir les compétences exigées pour passer en classe supérieure et aussi une bonne attention est prêtée à l’amélioration de l’expression écrite et orale.

2/Qualité graphique et maniabilité : 2/5
Le manuel est relativement facile d’utilisation : les couleurs permettent
de repérer facilement les différentes rubriques, la maquette est
sobre et aérée, les questions sont placées en vis-à-vis des cours, etc.
En plus d’être pratique, le manuel est attrayant : le papier est moyennement
agréable au toucher, les couleurs sont chatoyantes, etc.
Cependant, la diversité des séances ne rend pas la recherche de leçons difficile
sans consulter le sommaire, avec une indication claire des séquences et des projets , tout au long du l’ouvrage
Enfin, certaines illustrations risquent d’être peut évocatrices pour les
enfants et d’autres sont mal adaptées au thème qu’elles illustrent.( page 6 ,15,74, 112, 132) on observe aussi une absence totale d’illustration dans certains textes qui sont plus ou moins difficiles a comprendre sans illustrations

3/Pédagogie : 2/5
Chaque séquence amène très progressivement les nouveaux savoirs mais les questions sur les textes ne suivent pas une progression linéaire .Cependant, le manuel manque de cohérence : il présente les auteurs sans respecter l’ordre chronologique, aborde les points de grammaire sans respecter l’ordre logique des leçons. Il souffre aussi des défauts de la pédagogie inductive : les textes ne sont pas issus de la culture spontanée de l’élève, le savoir induit au long des séances n’est jamais rassemblé en un tout cohérent
et certaines activités n’apporteront rien à l’élève (expression écrite trop chargée )
la réalisation des projets est plutôt ennuyantes pour les apprenants

4/Objectivité : 2/5
Dans l’ensemble, le manuel observe la neutralité de ton qui est de mise dans l’enseignement.

Résumé de l’analyse :
Comparativement c’est un assez bon manuel : malgré de nombreux défauts de cohérence et de pédagogie, il est fidèle au programme, aborde largement les textes issus de la culture mondiale beaucoup plus que l’algérienne et présente des exercices clairs mais peu enrichissants
Le professeur aura cependant à synthétiser les savoirs souvent éparpillés dans le manuel.
De plus, il lui faudra certainement décoder les leçons de grammaire qui sont écrites dans un jargon qui risque de gêner l’élève
Propositions :

1* chaque texte doit être accompagné du visage et d’une brève biographie de l’auteur, pour installer l’amour de la lecture chez l’élève et exciter l’envie de savoir littéraire en lui
2* proposer des projets plus animants et plus attirants pour les élèves qui sont encore des enfants et qui ont toujours l’envie de fabrique, de construire, de dessiner, de coller de découper etc.
3* le programme est trop long par rapport à la quantité horaire de la matière ( 5 H hebdomadaires ) , en se concentrant sur les types de textes les plus connus et les plus utilisés : narratif ( descriptif , dialogué ) , prescriptif , documentaire et poétique avec une seul production pour chaque type
4* la première idée qui saute à l’esprit en entendant le mot production , c’est bien la production d’un arbre , un arbre ne produit pas des fruits comme ça du jour au lendemain , on doit l’arroser , le tailler , le traiter tout au long de l’année , malheureusement une chose pareille n’est faite avec l’élève , tout au long du projet ou de la séquence , il n’acquit pas tous le matériel et les outils de langues pour produire un écrit , alors il se trouve dans la séance de la production écrite face à une consigne étrange , ne savant plus que doit il utiliser pour écrire , par conséquent en propose de prêter plus d’attention à cet effet pour donner à l’apprenant le nécessaire , ce n’est pas la quantité qui intéresse mais plutôt la qualité .
5* certains textes représentent des extraits , coupés , tranchés du global au point que la compréhension est parfois impossible sans consulter le roman ou l’ouvrage dont ils sont tirés , on souhaite prêter plus d’attention à ce point et aussi rétrécir le support écrit qui nous semble parfois très long au point que l’élève se perd et ne trouve pas la force de le lire en intégralité .
que pensez vous ?


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Hors-ligne
J’ai quelques remarques sue votre critique
1- dans l’ensemble du pays, un élève qui est capable de lire et comprendre la biographie de l’auteur n’est plus un élève de 5ème c’est un élève de 4ème année moyenne ou plus, on évite de parler de cette biographie même dans la langue facile pour l’élève la langue arabe
2- un élève de 5ème est un élève d’examen, il est sous pression d’apprendre le nécessaire et non pas à dessiner et à couper coller
3- produire ou production écrite est quasi impossible avec le niveau actuel de l’élève
et le pousser à le faire risque de le désespérer

Pour les autres points je suis d’accord avec vous

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